Je ne pouvais pas ne pas m’attarder 5 minutes ici pour vous raconter ma première « anecdote » de future étudiante en psychologie.
Il y a deux jours, je déambulais dans le rayon « Psychologie » de la FNAC afin de mettre la main sur mes premières ouvrages (3 mois avant la rentrée, j’ai toujours été très prévoyante) quand je me suis faite abordée par un homme :
-« Vous débutez ? »
-« Oui »
-« Ah cet ouvrage, il est très complet. Montrez-moi. Ah oui très complet. Pour le prix, il est vraiment complet. »
-« Ah oui… »
-« Oui… m’enfin moi je commence à en avoir marre. Depuis quelques temps je me dispute avec ma psy, elle ne m’écoute pas. »
-« Ah mais moi je débute des études de psychologie. »
-« Ah oui… »

Il s’en est suivi un dialogue de sourd qui m’a conduit à écourter la conversation avec ce Monsieur qui m’a semblé visiblement très perdu.
Il m’a fait part de son désarroi vis-à-vis des amis qui s’enfuient lorsque l’on a des soucis de santé.

A vrai dire, je me suis sentie mal à l’aise en face de cet homme. Je ne me sentais pas du tout en danger mais j’aurais aimé trouver les mots pour l’aider dans son mal-être. J’aurais simplement aimé lui prononcer une phrase différente «  Je vous souhaite une bonne soirée ». J’aurais aimé le réconforter.
J’ai repensé à une interview de Christophe André que j’avais écouté la veille en podcast dans laquelle il disait qu’un patient l’avait remercié des années après pour l’avoir beaucoup aidé car il avait su lui dire au bon moment, en lui serrant fortement la main « Prenez-soin de vous ».

Mon choix a ainsi pris tout son sens et si suivre des cours de psychologie pouvait simplement me permettre, une fois dans ma vie, de trouver les bons mots pour réconforter ne serait-ce qu’une personne, ce sera déjà une grande victoire.

 

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